La loi du 24 octobre 2025 transforme en profondeur le dispositif des entretiens professionnels. L’entretien de parcours professionnel remplace l’ancien entretien professionnel et introduit une logique plus qualitative, centrée sur la sécurisation des parcours, la prévention de l’usure professionnelle et l’accompagnement des transitions.
Pour les entreprises, cette réforme est une opportunité pour renforcer leur politique RH et anticiper les évolutions.
Périodicité : ce qui change
La réforme modifie la fréquence des entretiens et introduit des rendez-vous spécifiques :
Premier entretien : dès la première année d’embauche (et non plus après 2 ans).
Entretien de parcours professionnel : tous les 4 ans (au lieu de 2 ans).
Entretien bilan (état des lieux) : tous les 8 ans (au lieu de 6 ans).
Entretiens renforcés :
Mi-carrière (45 ans) : après la visite médicale obligatoire, pour aborder l’adaptation du poste, la prévention de l’usure professionnelle et les perspectives de mobilité ou reconversion.
Fin de carrière (avant 60 ans) : pour anticiper les aménagements, le passage à temps partiel ou la retraite progressive.
Contenu obligatoire
Chaque entretien doit désormais aborder des thèmes élargis et stratégiques :
* Compétences et qualifications mobilisées dans l’emploi actuel et leur évolution possible.
* Situation et parcours professionnels au regard des évolutions des métiers et des perspectives d’emploi dans l’entreprise.
* Besoins de formation liés à l’activité actuelle, à l’évolution du poste ou à un projet personnel.
* Souhaits d’évolution professionnelle : mobilité interne, reconversion, CPF de transition, bilan de compétences, VAE.
* Activation du CPF, abondements possibles par l’employeur, et recours au Conseil en Évolution Professionnelle (CEP).
* Prévention de l’usure professionnelle et qualité de vie au travail.
* Préconisations du médecin du travail (notamment après la visite médicale de mi-carrière).
L’entretien bilan à 8 ans
Cet entretien d’état des lieux doit permettre de vérifier que le salarié a bénéficié :
=> De tous les entretiens de parcours professionnels prévus.
=> D’au moins une action de formation non obligatoire.
=> D’éléments de certification (par la formation ou la VAE).
=> D’une progression salariale ou professionnelle.
Sanctions et obligations
Dans les entreprises de 50 salariés et plus, si l’employeur ne justifie pas ces obligations, il doit abonder le CPF du salarié (comme auparavant).
Pourquoi c’est stratégique pour votre entreprise ?
Au-delà de la conformité légale, ce dispositif est un levier RH puissant.
Anticiper les évolutions métiers et compétences.
Prévenir les risques liés à l’usure professionnelle.
Renforcer l’engagement et la fidélisation des collaborateurs.
Accompagner les transitions (mobilité, reconversion, fin de carrière).
Comment Solysens Conseil vous accompagne ?
Nous aidons les entreprises à transformer cette obligation en opportunité :
Audit de conformité et mise en place du nouveau dispositif.
Outils et trames pour structurer les entretiens.
Formation des managers à la conduite des entretiens de parcours professionnel.
Faites de cette obligation légale un véritable levier stratégique pour votre entreprise.
Contactez Solysens Conseil pour mettre en place un dispositif efficace et adapté à vos besoins. »